C’est déjà hier dont il est question, des tonnes de trucs à raconter, j’essaye de prendre des notes mentales au fur et à mesure des balades, mais j’ai la mémoire d’un furoncle empaillé.
C’était hier donc. Petit déj à l’hôtel, qui finalement tient la journée. Ce pays qui étale de la nourriture à chaque coin de rue nous fait finalement manger moins. Avec notre drôle de maladie de ne jamais savoir s’arrêter pour trouver où manger, beh on mange pas.
On se décide pour Chinatown. C’est parti en taxi. Dans les guides, c’est bien précisé qu’il faut demander un taxi meter (au compteur donc) mais à chaque fois qu’on grimpe dans un taxi, le compteur s’éteint comme par magie. SUPER POUVOIR ! Bon, en vrai ça m’agace pas tant que ça, compte tenu des tarifs… Tout coûte 200 bahts. Soit un peu plus de 4,50 euros. En sachant que pour manger, le prix moyen d un repas, c’est entre 50 et 200 b, grand grand max. Donc oui, le principe est agaçant, mais au compteur, une course de 30/45 minutes avec embouteillage, ça fait genre 110 bahts. En plus, comme je suis mortifiée de payer si peu cher, je laisse 50 bahts de pourboire (visiblement ça ne fait pas du tout du tout. Manu a voulu laisser un pourboire dans un bar après quelques verres. Après trois « keep the change » à la gentille dame et qui est revenue trois fois avec des pièces de plus en nombreuses, elle a fini par comprendre d’un air super étonné que les sous en rab étaient bien pour elle)
Bref : Chinatown.
Le monsieur nous dépose dans une rue animée, et nous pointe la rue perpendiculaire encore plus animée. Y’a des vendeurs de merdouilles tous les 8 cm. Les ruelles sont minuscules, la foule foulesque et tout se vend par lot (j’ai à ce jour en la possession 12 bonnets de bain fabuleusement niais). Ah milieu des gens se faufilent de dangereux scooters qui roulent très vite.
J’ai déjà rappelé que les gens conduisent comme des malades ? Tout le monde. Sans casque, avec ou sans mômes, à quatre sur une mobylette. Et pourtant, je n’ai pas vu un seul accident (même si je me suis vue mourir 100 fois, surtout dans les virages hyper serrés des tuktuk´ qui manquent de basculer (non je n’exagère pas)). Je refuse de regarder les statistiques d’accidents à Bangkok. Huhu. Si ça se trouve, comme tout le monde conduit zinzin, y’a moins de surprise et moins d’accident. A voir.
On se balade, on voit des magasins de tout, même des magasins de sacs de riz vides. Avec le marque déjà dessus. C’est pratique. Des magasins de chaussures en plastique, de bidules à cheveux. Quand les boutiques ne sont pas dans les allées piétonnes/à scooter, c’est en bas des immeubles dans des genre petits garages pas du tout aménagés. Les concepteurs d’étalages des grandes marques worldwide doivent faire des syncopes en voyant ce joyeux merdier.
On repart en tuktuk´. (Hihi), la casquette de Manu s’envole sur un grand axe hyper flippant et le tuktukman a bravé 1000 dangers pour lui récupérer, c’était bien gentil. (J’ai laissé un autre pourboire du coup).
On essaye d’aller au grand palais. Mais on est un peu épuisés, il fait lourd et chaud et orageux. C’est écrasant, la pollution brûle les narines et les poumons, et souvent, ça sent pas super. Là, c’est la guéguerre aux guides, aux taxis, au tuktuk´, la fatigue aidant, moins de patience, on s’agace. Il y a une file d’attente gigantesque pour avoir des habits adéquats pour rentrer dans l’enceinte. Découragement final, on repart à pied. Bon en plus je dois avouer que je ne suis pas très à l’aise avec le fait de visiter des lieux sacrés. Même si comme dit Manu, c’est un patrimoine, l’Histoire, tout ça. … Visiter mon appareil photo sous le bras des endroits qui ont une valeur spéciale pour des croyants, ça me donne l’impression de vomir mon manque de respect dans un bénitier ou autre truc sacrés.
Donc à pied.
Et bien figurez vous que ce n’est pas non plus très friendly du à pieds. Les moteurs vrombissent sur les passages piétons, enfin les rares passages piétons. Parce que y’en a quasi pas en fait. On retrouve notre quartier de Kao San Road, haut lieu des hippies fauchés venus du monde entier. On boit un truc, on achète trois conneries et on mange dans l’échoppe de la veille. Pour 50 bahts, un délicieux riz frit aux Seafood, j’ai fait MmMmmMmm à chaque bouchée. On attrape nos bagages et taxi jusqu’à la gare, qu’on ne négocie même plus.
On est parti un peu trop tôt, les embouteillages peuvent être terrifiants et louper le train aurait été fort ballot. Du coup, on avait deux heures et demi d’avance. Mais y’a un Dunkin Donuts, alors ça va.
19:30, c’est l’heure du train. Train couchette s’il vous plait.
Là ça devient super rigolo, des fauteuils les transformables en bas, des couchettes en haut avec tous le matos, draps, oreillers, rideaux numérotés, je nous installe et comme il faut se réveiller à 4h, on se couche assez vite.
Je vous raconte la suite un peu plute.