Jour 2 – Balade, je suis balade

Jour 2 (zut, le message n’est pas parti hier soir)

On a pas mal dormi, merci la clim.
Petit déjeuner à la guesthouse. Des œufs, des saucisses, des haricots rouges, welcome to England !
Tergiversations quand à la suite de la journée. Step one : MbK, le centre commercial gigantesque. Des vacances sans cadeaux pour les copains, c’est nul. Donc, mission.
MBK, c’est gaulé un peu comme le marché d’hier mais dans un centre commercial. Autant de contrefaçons, des stands agglutinés les un derrière les autres. 6 étages de nonsense thématisé. Et rien qui fait vraiment rêvé. Du coup paf´ Skytrain et bubble tea trop sucré et en route pour la gare sans cadeaux dans les poches.
Il faut qu’on achète nos billets pour Chumphon, notre ville relais pour aller à Koh Tao, la suite du voyage.

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Dehors il fait mille degrés, dans le métro aériens, à peu près trois. C’est sympa.
La gare comporte un Dunkin Donuts de la joie, et des guichets. Il y aussi un monsieur qui nous alpague pour nous vendre un truc de billets combinés. C’est compliqué ce genre de moments parce que les guides-livres rendent paranos. « Ne parlez pas aux gens trop aimables qui vous propose des services. »

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Là´ effectivement il voulait nous envoyer dans une agence qui vendait la même chose que les guichets officiels, en plus cher. Fuite et achat classique de billet couchette avec clim.
Ensuite est arrivé le moment de quitter la gare : mais comment ? On essaye le taxi, le tuk tuk´ : on nous propose des prix faramineux, on marche un peu plus loin et on trouve un tuk tuk au tarif bien trop raisonnable. La gare m’avait agacée. Dans le tuktuk pas cher je suis exaspérée. Banco bingo, sous couvert de Too much traffic, il nous dépose à un embarcadère pour faire un tour en bateau verse les sites touristiques hors de prix. Au milieu de rien, on décide de repartir à pied devant les bookers de pacotilles étonnés. Bangkok commence à m’agacer.
Je suis perdue entre la misère de cette ville qui justifie l’arnaque aux touristes, et le quoiqu’il arrive, on sera des touristes à la con.
On prend un nouveau tuktuk´ (impossible de trouver un taxi) pour revenir dans notre quartier. Il fait chaud, très chaud. Moite. La pollution s’entrelace avec les odeurs difficiles. On traverse Chinatown. Et retour dans notre quartier bobo Barbès pas cher. On boit un verre et on se décide à repartir dans un autre quartier à perpète. Sukhumvit. Quartier dit des expats. On chope un tuktuk. (Oui, on est concon, mais avoir peur de mourir 100 fois en 27 minutes, qui voudrait s’en priver ?)
Il s’arrête et fait une manœuvre qui ressemble à un arrêt final on paye et on réalise qu’en fait on est pas du tout arrivé \O/. Mais il n’a rien dit. Et s’est barré.
Alors on marche. Sur notre route des stands se montent, surtout avec des godemichets, et de la oral jelly (on ne sait toujours pas ce que c’est, mais on a beaucoup spéculé si vous avez des idées ?)
Ici, c’est un mélange de Pigalle, métro aérien, champs Elysée. Déconcertant.
On cherchait une boutique de fringues vintage, la mission étant d’y aller à pied. Sur la sukhumvit road, on a remonté les rues perpendiculaires soi 1 à soi 55, c’était longuet et sympa. Nous eûmes chaud. Les échoppes de bouffes sont présentes partout. Tout le monde s’y arrête. Ce n’est pas que touristique. Tout le monde mange tout le temps ici mais dans les magasins la taille L fait à peine le tour de mon poignet. C’est dégueulasse. Surtout si on prend en compte la quantité d’huile.

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La boutique est dans un market chic, hors de prix, genre Paris, aucun intérêt. Des heures de marches pour rien, en dehors du gras éliminé.
Retour en taxi. En taxi meter, c’est à dire au compteur. Pas au tarif mal négocié pour retourner dans notre quartier. Effectivement c’est très beaucoup moins cher. Trois fois moins. Mais bon à 150 bahts la course (3euros), je vous laisse imaginer comment on s’est fait arnaquer comme des malades les fois d’avant.
Le chauffeur était adorable. On a communiqué tant bien que mal, mais c’était chouette. Il nous a expliqué que notre quartier était source d’arnaque because on avait l’air de touriste. Hihi. On arrive enfin.

On marche un peu dans Kao San, la rue active (très), pas loin de notre guesthouse. C’est le pays des mauvaises reprises musicales. La musique de Paris Dernière à plus savoir quoi en foutre. Les Beatles façon salsa, Madonna version lambada. On mange dans le bidule à bouffe en face de là où on dort. Une mini camionnette, des tables et chaises en vrac dehors.
Comme il fait chaud, et que je suis épuisée, je prends une fondue thaï. C’est GÉNIAL. Sur du charbon ardent, un bol en terre cuite fume de bouillons, et je jette des bidules à cuire dedans en ayant encore plus chaud. Manu me maudit d’en reculant sa chaise loin de mon Bbq perso. Le calamar est délicieux, les crevettes fantastiques, la bière gigantesque, les nouilles luisantes de bonheur. (Il fait toujours mille degrés dehors malgré la nuit)
Et ensuite : massage. Je prends thaï, Manu oil. Il ressort de là plus détendu qu’hier. Moi, en revanche, j’ai tout senti craquer. Entendu craquer. Ses doigts étaient pointus. Je ne flotte pas du tout comme hier mais je sens le bénéfice, la journée s’efface de ses douleurs. Et hop, le bus à cocktail. Il y a beaucoup de français et des petits lézards sur les murs.
On rentre épuisé, contents, mais on a hâte aussi de quitter cette étrange ville pour trouver la mer.
Il est très trop tard.
J’envoie les photos et au dodo (2:10 am)

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