Ce matin on s’est levé très tôt. Pas fastoche, mal dormi, j’ai la peau à vif. Trop de surf tu wois. Ahem.


Donc, en route, serviette de plage sous le bras, maillot, direction le port de Wailea, check in à 7h00
Arrivée au port en avance, le capitaine nous accueille avec tout l’enthousiasme et la chaleur possible. Captain John est bien chouette. Des cales sur les coudes, une moustache toute blanche, et des tas de blagues. Le reste des gens arrivent, on embarque sur le Four Winds II.

C’est un chouette bateau, il y a pas mal de monde à bord. Tout commence avec un petit déj, café, bagels, tout ça.
Notre direction, c’est Molokini Crater. Allez jeter un oeil sur google image, ça vaut le détour. C’est un cratère, à moitié immergé, qui fait un croissant de lune sur l’océan. Autour, il y a du corail à plus savoir quoi en foutre, et des poissons à tire larigot.

(j’ai googlé pour vous)
L’équipage présente la matinée, snorkel à Molokini, BBQ lunch à bord, un saut vers les tortues.
On se met en route, il y a une petite heure de traversée.

On arrive vers le cratère, l’eau est cristalline, bleue, sublime. On voit les poissons mieux que dans les bassins des restaurants chinois.

J’avais très envie de faire du snuba. Le scuba diving, c’est les bouteilles, comme on connait, le snorkel, c’est masque et tuba, snuba, il y a un petit bateau gonflable, sur lequel est posé une bouteille de plongée. Le plongeur est relié par un tuyau de 15 pieds.
Manu était pas emballé, il trouvait ça déjà chouette de snorkeler tranquillou, la mer c’est beau vue d’en haut.
Hésitations, je me renseigne pour le snuba, en sachant qu’on prend l’avion, et que souvent la plongée est absolument incompatible.
Mais la gentille dame dit que ça.
ON S’INSCRIT ! Faut payer en plus, c’est pas grave.
Distribution de palmes et de masques, et un petit cours sur le pourquoi du comment.

Les explications sont efficaces. Quand on sera sous l’eau, on paniquera un peu début, on respirera fort et trop vite. Elle nous explique comment vider nos masques si ils prennent l’eau, comment dire que ça ne va pas, comment elle nous engueulera si on fait des conneries. Comment sauver nos oreilles de l’implosion, et qui sera notre snuba partner.
Moi j’ai eu Manu, c’est exactement qui je voulais.
Mise à l’eau. On descend par un escalier, on enfile les palmes, c’est elle qui nous installe le masque. (ou comment réaliser que pendant tout le séjour on s’y est pris comme des branquignoles) Ca n’empêchera pas Manu de prendre l’eau. Car figurez-vous que barbe et masque : pas d’étanchéité de figure.
Elle nous branche à nos tuyaux, le tout attaché à un harnais attaché à nous.
Test : la tête dans l’eau, respirer. Wooo. Effectivement, je m’affole un peu. Mon masque prend pas mal la flotte, la dame qui nous a tout expliqué voit depuis sa vraie combinaison que je vais me noyer, elle me change mon masque contre un masque enfant : nickel.
On commence à descendre. C’est indécent de magie. Je répète, l’eau autour est sublime, la lumière est parfaite. Les oreilles font un peu mal, mais petit à petit, en descendant doucement, tout se stabilise, et on peut se concentrer sur le paysage. Des coraux partout, les poissons nagent si près de nous. On est à l’intérieur du croissant du cratère. Au dessus de nous, ceux qui snorkelent (impossible à conjuguer ce verbe qui n’existe pas)
Parmis les consignes du début : ne pas sourire, sinon on prend l’eau par la bouche. Testé et approuvé. J’appuie sur le bouton magique qui fait des grosses bulles et qui vide le trop plein.
On a nagé comme ça une vingtaine de minutes. On est ressortis émerveillés. Manu était content de ne pas avoir râlé trop longtemps. Ensuite, masque et tuba, wouhou, c’est super aussi. Y’a pas beaucoup de humuhumunukunukukuapua’a, mais y’a des t’as d’autres trucs. Je vous ferais voir les photos un peu ratées que j’ai réussies à prendre.



BBQ, hot dog, snorkel again, bière, et départ.
Effectivement, au retour, on passe au pays des tortues. A cet endroit, elles viennent se faire nettoyer par des petits poissons et on les voit remonter à la surface pour respirer.
Et retour pour de bon. Pfiou, c’est dur de partir.



Faire les valises, ramasser le fourbi, constater que les valises sont trop pleines et départ pour l’aéroport. Au passage, Charles nous emmène voir une chouette boutique de uke, Manu a joué des chansons avec un monsieur, pendant que je suais d’angoisse à l’idée de rater l’avion.
Ce qui est complètement con, puisqu’au final j’aurais adoré rater l’avion.



L’arrivée à l’aéroport me déprime à mort. J’ai adoré Maui, plus encore qu’Ohau. (merci Charles de nous avoir accueilli, nous et nos donuts ♥)
Le vol est beau, on survol pendant cette courte demi heure des bouts d’iles et l’Océan.

Taxi, hôtel, balade dans Waikiki, diner, balade, hôtel.

(C’est Elvis qui est venu nous chercher à l’aréoport)
Je n’ai pas envie de rentrer. On a fait tellement de chose, et on a tellement manqué de temps pour faire plus. J’ai mis de côté toute la réalité du quotidien pendant ces deux semaines, et petit à petit, je sens que l’inévitable approche à grandes dents.


Il reste un bout de journée de demain mais avec les impératifs de check out, de check in.
On verra demain matin, parce que les vacances parfaites, ça fait mal partout quand même.