Day eight – On the road again again

Je regrette d’avoir choisi ce titre, j’ai la chanson dans la tête pour toute la raconterie qui suit.

Ce matin, exotisme torride, j’ai plié mon linge propre en attendant Manu qui est allé chercher du petit déjeuner. Il est revenu avec des… donuts. Cannelle topping chocolat, plain with sugar. C’est super, mais je pense qu’il faut qu’on ait une petite conversation sur cette drôle d’addiction. Je vais chercher si y’a les Donutolcoholic Anonymous quelque part.

Glacière, maillots, le fourbi usuel, et en route dans la voyagemobile.
Aujourd’hui, nous partons vers l’ouest de Maui. Il y des plages pour snorkeler, des petites villes à visiter, des endroits sauvages à découvrir.
La première destination, c’est Honolua Bay. Une plage non-sandy (sans sable donc) qui semble être parfaite pour voir des poissons.
Il faudrait que je vous montre une carte, mais en gros, on est parti du milieu du haut de l’ile (à Kahului, on où réside), on a traversé vers le sud, et ensuite, on a longé la côte dans le sens des aiguilles d’une montre. Maui, on dirait une tête de kangourou qui regarde vers l’est, on est parti de l’arrière de son cerveau, pour aller en haut de son oreille.

(Haha ! une carte !)

Nous arrivons donc à Honolua Bay, y’a un panneau et tout. Un escalier très facile à descendre, vachement moins à remonter. En fait c’est une plage de sable, super belle, avec des rochers d’un côté, des rochers de l’autre côté. C’est bien les volcans, ça fait des paysages qui fonctionnent.

Masque, tuba, ploufiploufa. Et hop une tortue. Je ne l’ai pas super bien vue, Manu mieux, mais y’avait un monsieur avec des palmes qui la suivait, et vers le bord l’eau était plus trouble, et je n’aurais pas aimé qu’on me pique ma tortue, du coup, je suis allée vers un autre coin.
Le fond du début, c’est du sable, tout blanc, parfait. Et petit à petit le paysage change. Les cailloux se transforment en rochers, les rochers fond des amas, y’a des creux, des recoins, encore une fois, c’est lunaire à souhait, et les poissons sont là.
Manu nous a inventé des codes. Le pouce en l’air, c’est un poisson qu’on a jamais vu, se taper la cuisse, c’est une pieuvre (il en a vu une !!!! et pas moi … bouhou), une crête sur la tête avec la main, c’est un requin, c’est pas bien, et un V avec les doigts, c’est un humuhumunukunukukuapua’a.

(Alors, vous vous êtes entrainés ?)

L’épisode de la murène a tout de même installé dans ma caboche une appréhension étrange. Il y a beaucoup de courant, et à un moment, je me suis retrouvée dans un espèce de canyon (non je n’exagère pas du tout), un creux, une gouttière, des rochers un peu pointus et surtout COUVERTS d’oursins, et j’ai un poil paniqué dix secondes. Mais ça va, parce que je suis hyper habile, courageuse et humble. Et y’avait ni murène, ni requin. Et toc.
On a flotté tranquille (frais t’as vu) un bon moment. Les merveilles se succédaient, des nouveaux poissons, même pas vus à Hanauma Bay. C’était wow, et wouhou et wooooo !
J’ai fait quelques vidéos, je verrais si ça rend quelque chose. Ce n’est pas du matériel de pro zinzin, mais ça fera des souvenirs en plus de ceux du coeur et de la caboche.

On remballe après la pause séchage sur la plage, de rigueur.
On remonte donc l’escalier, voiture, et oh bah ça, un autre parking. D’après les panneaux, la vrais plage de Honolua Bay. Ahem.
Hiche hiche on s’est gourréche.
En fait nous étions sur Slaughterhouse Beach (meilleur nom du monde). En face on pouvait voir Moloka’i, une autre ile d’Hawaii.

Nous manquons d’essence, il faut faire demi tour. Nous reviendrons sur la route plus tard.
Fuel, déjeuner et balade à Lahaina. Encore du shopping (c’est décidément impossible de trouver des cadeaux à tout le monde). On a finalement perdu un peu trop de temps à farfouiller les mille et un surfshops. C’est pas bien malin, d’autant que le soleil se couche tôt ici. Vers 7h.

On avait quand même spoté un magasin sur la route “Ukulele and Surf”. (On a aussi vu Ukulele and Vitamins, Ukulele and koa statues,  Ukulele and Seeds, ça va avec tout en fait)
On s’arrête.
On regarde, la boutique est toute petite, des boards partout, des masques à louer, des guitares à louer, et un super chouette monsieur qui montre à Manu les ukes vintage du fond de la boutique. Manu joue un peu, le monsieur joue avec Manu. Il voulait bien que je fasse des photos, et puis il a fait une photo de nous. Et puis il a joué une chanson (je mettrais la vidéo après)

Tellement gentil et drôle. Il nous offert des tas d’autocollants. En nous montrant la différence entre la sirène des années 70 du logo du shop, qui était plantureuse avec des saggys boobs, et que dans les années 80, c’était silicone et tétons qui regarde les plafonds. Hihi.
On est repartis tout guillerets. Il nous a proposé de passer un matin, qu’il nous dirait où aller snorkeler, et qu’il nous prêterait ce qu’il faut.
C’était tout parfait

On s’arrête à Honolua Beach. Oui la vraie ce coup-ci. On ne ricane pas.
Alors là, on arrive à l’entrée d’une forêt tropicale, avec des arbres gigantesques, des lianes, des mangues qui tombent, des coqs qui chantent (??), la marche est hyper agréable, un petit chemin, des arbres fous, il fait bon. * bonheur *

On arrive sur plage. Ah oui donc non, y’a pas de sable. Des cailloux, des tas de cailloux. On rentre dans l’eau sans se casser la gueule. (J’espère que vous applaudissez, sur le coup, je n’ai pas pu le faire moi même sinon j’aurais glissé pour de bon)
Si on avait choisi cette plage, c’est parce que ça devait être un des best snorkeling spot. Sauf si l’eau est mark, donc trouble. Le fond est tapissé de feuille, le gros de la foule est parti, mais ça a secoué, et donc c’est trouble.

(Humuhumunukunukuapua’a)
En dehors du fait qu’on ne voit pas grand chose (c’est pas non plus la baie de somme hein), c’est surtout, semblerait-il très dangereux. Fin de journée, eaux troubles, spot à tortue : diner des requins.
On se sèche, on retourne dans la forêt. Je sors un peu du sentier, pour faire une photo d’arbre (j’adore les arbres), et dans les hautes herbes, un bruits d’animal. J’ai sursauté fort fort, la flippe. C’était une poule. Manu riait “HAHAHA T AS EU PEUR D UNE POULE”

Quand soudainement, une feuille lui a effleuré l’oreille, et il a sursauté “AAAh !”
Et bim, moi au moins, j’ai peur des animaux à bec acérés, pas des feufeuilles de planplantes. Non mais ho.

On rhabille, et on continue après Honolua Bay.

Cette route n’a pas excellente réputation. Sur les cartes, c’est souvent stipulé “Drive at your own risk”
Elle est très étroite, grimpe fort dans la montagne, elle fait des courbes qui limitent considérablement la visibilité.
Mais elle a visiblement été grandement améliorée. Elle reste étroite, grimpe fort dans la montagne, y’a des virages de malades qui font que tu vois queud, mais par contre, c’est du goudron, pas du sable en cailloux.
On n’a pas poussé au bout (où, d’après le guide rigolo, il y a des endroits où une seule voiture peut passer. Faut faire marche arrière, une vrai bordel)
Nous voulions tout de même aller voir Nakalele Blowhole. Non, ce n’est pas un club échangiste. C’est un genre de trou, où la mer s’engouffre avec force pour faire des grands geysers d’eau.
Sur le chemin on s’est arrêté deux trois fois au scenic points merveilleux.
On s’arrête au panneau “Blowhole : Park and walk at your own risk”. Y’a deux voitures à part nous. Ça change.

La montagne morcelée, une descente flippante, la mer qui rugit plus bas, c’est beau, c’est beau.
Le long du petit chemin, des tombes, dont celle d’un rottweiler.
Un autre panneau : “WARNING Stay clear of Blowhole you can be sucked in and killed. It is not a waterpark”
C’est bien expliqué, je trouve.

On allait descendre jusqu’en bas, en hésitant pas mal, parce que tong au pied, c’est carrément du suicide de cassage de pattes. Les gens qui remontaient, rougeauds, nous ont dit “Nope, not the good time, the water is not blown very high” (en gros, l’eau fait des petits pfiout au lieu des gros splash ».
Manu a fait une blague avec “spithole” et on est reparti.

A temps, il faut bien le dire. Le soleil se couchait doucement, et c’était pas si mal d’avoir réintégré une route normale à la nuit tombée.

Escale à la maison, diner dehors à Pa’ia, au Pa’ia Fish Market. Un petit restau local très chouette, avec des plats à la pêche du jour. J’ai pris une soupe “Seafood Chowder” et Manu des beignets de calamars. Pas du caoutchouc comme parfois, du vrai bon moelleux mioum mioum.

En rentrant, notre hôte nous a dit que Slaughterhouse Beach était réputée pour ses requins, et qu’elle était contente qu’on soit revenus safe. Ahem. Hihi.

(full moon)
Et demain, on the road again, again… Hihi.

Bisou

Laisser un commentaire