
A 6h15, on était debout. Ca fait 18h15 à Paris, finalement, c’est presque une grasse mat’ de malade.
Donuts et café carton, et here we go, location de voiture. Une VW rouge, avec une vitesse drive et un arrêt park. Manu a tenté le coup de l’embrayage une fois ou deux, mais ça va en fait.
Radio rigolote en fond, avec Pearl Jam, Violent Femmes, et d’autres trucs chouettouilles. On a traversé Waikiki, ce coup-ci pas en tong. Direction Diamond Head. Diamond Head, c’est le volcan qui surplombe la plage de Waikiki, il est visitable (d’opération), d’ailleurs, on s’est un peu trompé, on est rentré dans le tunnel qui y mène, un vrai de vrai tunnel, en caillou creusé, pas une saleté de trou en béton. C’était presque visité.


Le quartier de Diamond est incroyable, autour du volcan, les maisons se transforment en villa, l’architecture varie du plus chic aux plus statueux jardins (oh des anges en plâtre, aaaah des dauphins de marbres, hiiiii des nymphes nues dansantes). La veille, Manu a discuté avec un type qui lui disait que ces maisons valent plusieurs millions de dollars.
Mais on n’a pas prévu de visiter le cratère, ni d’acheter une maison. Après s’être un peu perdu, on hit the road pour de bon.
Manu a fait des croix sur la carte hier soir, pour choisir où s’arrêter (sens contraire des aiguilles d’une montre pour faire le tour de l’ile). Notre premier stop : Hanauma Bay. C’est une plage dite parfaite pour le snorkeling, elle est même payante, il y a un parking et tout le fourbi. Ca ouvre à 7h, on arrive à 8h45, et beh c’est complet, merci bisou. Alors on continue. (We will be back, Hanauma Bay)
Dans une chanson, que j’aime et que j’adore, ça parle de Waimanalo (Waimanalo blues donc). C’est une chanson qu’il m’a fait découvrir et qu’en plus y’a pas trop d’accord au ukulele, et puis c’est une chanson qui me faisait déjà l’effet d’un road trip (un route voyage, oui, parfaitement).
On s’est arrêté sur le parking de la plage, pour se baigner. Mais le gentil monsieur qui arrosait l’herbe autour de sa guérite de sauveteur nous a dit qu’il y avait des bestioles qui piquent, à cause du vent qui les pousse vers le rivage. L’air con. Effectivement y’a un vent à faire voler les slips. D’ailleurs, de ce côté de l’ile tout s’appelle “Windward Truc”
On s’est arrêté dans un bouiboui de route (y’avait écrit ukulele and coffee sur la pancarte, on suit nos amours) J’ai bu un café, Manu un soda (trop bath hein ?), on a chanté Waimanalo Blues (on a trop le sens de l’à propos) et un monsieur anglais a fait des photo (il accompagnait un pilote de Mini pour faire des photos de voiture sur toute l’ile)
On est retourné sur la plage, pour faire une vidéo de la chanson. Pour ce faire, j’ai coincé mon téléphone dans un tronc d’arbre, histoire d’éviter les slips.
Autre pause, dans une boutique qui vendait des ukuleles et des noix, et j’ai acheté un mini pocket uke, mais pas de noix.


Re-route.
Le paysage est aussi changeant que foufou. La végétation est épatante. On longe les montagnes à notre gauche avec la mer qui touche presque la route à droite. Une autre pause chanson dans un des park/beach qui parsèment la route. Et puis une pause au camion de Mike Huli Huli, qui d’après sa pub fait le meilleur poulet de toute l’ile. Et nous comme des blaireaux, on a pris des crevettes à l’ail et du Kalua Pig. C’était bon, quand même.
De mini stops en pauses boisson, passé Turtle Bay on est arrivé à Shark’ Cove, là où on voulait aller.
Les écriteaux pour nous signaler d’éventuels vols dans les voitures sont nombreux, c’est un peu flippant, on embarque les affaires sur la plage. C’est super joli. C’est bordé de rochers, le sable est un peu gros et il colle aux pattes. Et puis surtout il est bouillant. Mais c’est beau. On pose nos serviettes masques et nos tubas (EQUIPEMENT DE MALADE), j’embarque mon appareil qui va sous l’eau, et zou et go. On est pas tout seul, mais c’est pas non plus la croisette.
Au fond y’a des rochers et des coraux, on dérive au dessus des petits poissons, y’a des oursins un peu partout planqués. Les poissons ne sont pas farouches, certains, long comme mon bras, haut comme ma main viennent volontiers nous nager autour, se laissent même toucher, surtout un. C’est pas facile de sourire un tuba dans la bouche, j’ai bu la tasse des tas de fois. On a pataugé comme ça un moment. Ce vide est sublime. Ne penser qu’à la prochaine bestiole à croiser.
Je suis remontée sur ma serviette, pour retourner à l’eau au bout de deux minutes. J’ai poussé un peu plus loin. il y avait une toute petite barrière de rocher, qui faisait un peu comme une frontière océan-plage. Et là sans déconner, j’ai encore le coeur qui bat fort fort en revoyant ce moment. Il y avait une tortue, qui mâchouillait je ne sais quoi. J’étais à quelques mètres, je me suis un tout petit approché, elle était à deux mètre de moi. J’ai pu faire une ou deux photos.



J’ai vu une tortue, une vraie, qui nage, dans la mer.
Quand je vais raconter ça à Morla, Goliath et Janine, elles vont être dég.
Manu était un peu tendu à cause des histoires de vol, il a peut-être un peu moins profité.
On a fini notre tour de l’ile, un stop à Hale’iwa (oui, il n’y a que douze lettres dans l’alphabet hawaiien – je me demande si y’a un type qui secoue ces douze lettres au pif façon boggle pour trouvé des nouveaux mots de temps en temps)
C’est la ville du surf, avec des surfers, des shave ice (glace pilée sirop). On a préféré boire une margarita en disant des bêtises.





Retour à Honolulu, en passant par les terres, la plantation Dole, Pearl city, etc.. (On n’a pas poussé au bout de Ka’ena point – pour ceux qui ont une carte sous le pif – rapport au fait que la route n’est pas goudronnée, et que c’est interdit par les lois du pays de la location de voiture)
On s’est garé, on a acheté à manger, on a mangé, on est très fatigué, mais on a fait le plein de bonheur et de merveilleux.
J’ai vu une tortue, qui nage, dans la mer.