Alors aujourd’hui, Manu darling s’est levé à 5h30, du coup c’est pratique parce qu’il m’a ramené (again) du chouette petit déjeuner : donuts filled with cream (et non c’est pas dégueu) et du café dans une grande tasse en carton (oui carrément dégueu, mais super quand même). On s’est fait belles, et let’s start the day.
Direction Chinatown. Les guides en parlent, sautons dans le city bus. L’Ana Moana Boulevard est gigantesque de longueur infinie, tous les arrêts s’appellent Ala Moana et Bidule Street, au coin quoi.
On descend là où on nous a dit, et bienvenue à Paris 13, palmier style. Le gentil chauffeur de l’arrivée nous avait dit “Don’t come at night, it’s not safe”, effectivement on imagine bien qu’à la nuit tombée c’est moins funky. D’autant que là, c’est pas funky trop beaucoup non plus. Le bus nous a fait passer par le business center, Chinatown est plus sauvage, pauvre et très vide (en dehors des grands marchés de bouffe). Mais comme à priori on n’a pas vraiment le droit de ramener du calamar frais et du canard laqué dans l’avion, on est reparti un peu penauds et un peu déçus.
Chinatown
Chinatown







Business Center


On a marché, pour retrouver une station de bus, et au passage “Oh ! le « Ohana Tower Marketplace” (j’avais lu qu’il y avait un magasin de ukulele à l’intérieur). Bon et bien, c’est une chouette continuité du fail, le lieu est vide, désert. C’est très rigolo, très retro fifties, on se croirait dans un studio hollywoodien, avec une grande enseigne à chouette typo mais à l’intérieur, les boutiques sont vides, déménagées. C’est un peu trop excentré. De l’autre côté, pourtant, il y a la mer. Des militaires qui mangent dans le seule restaurant survivant. Et un monsieur qui donne à manger aux poissons.




(Et là pour la première fois, un petit aperçu de ce qu’on trouvera avec nos masques et nos tubas.)

Retour à Waikiki : MANGER.
Hésitation brève, pour une fois. On trouve un des japonais bons indiqué dans le guide. Ramen, gyoza, un tout petit endroit, avec une table en U où on mange les uns à côté des autres. A part nous, que des japonais (40% de la population d’Honolulu, et 98% des touristes). Et donc beh les ramens, ça se mange en faisant du bruit. J’ai fait des tas d’effort, rien n’y fit. Impossible de faire FFRRRRLLLL CHOMP. Je réviserai pour la prochaine fois.


Mais c’était délicieux, best gyozas ever, et j’ai même mangé l’ail frit.
On s’est rebaladé, farfouillage de souvenirs à ramener (c’est très angoissant de chercher des souvenirs pour ceux qu’on aime), et on a trouvé une des boutiques de ukes de l’internet : Ukulele Bob. Vous me voyez venir, magie total, super, rhalala, des ukes partout, rencontre incroyable. Et bien non. Huhuhu. Les gens qui tiennent les boutiques de ukes (jusqu’à présent) donnent un peu l’impression d’avoir été engagés sur les mêmes critères que les marchands de godasses. Manu a joué dans la boutique, c’était chouette, mais le monsieur rigolard savait pling plinguer aussi bien que moi je sais repasser des habits. On va dire que Bob devait être parti faire du surf…
Retour à l’hôtel, enfilage de maillot, Ala Moana Beach. (oui du même nom que le bvd interminable, et que notre hôtel aussi, comme ça on n’est pas perdu).
On s’est acheté des masques et des tubas, on a un peu fait les crétins, on a regardé le soleil se coucher derrière les palmiers. C’est affreusement romantique, je sais.
Escale junk food tacos et cinnabon. Oui ça fait des gros culs, mais hier on a marché 15 km (pour de vrai, on a fait du stylo sur la carte) et aujourd’hui pas loin de pareil. On est vermoulutes, mais heureux. Je pourrais dire cent fois, que tout est beau.
Tout est beau, tout est beau, tout est beau, tout est beau…


Demain, c’est expédition. On a loué une voiture, on va explorer du encore mieux.