On rentre à peine, il est 22h machin. On a presque dormi, malgré les douze heures de décalage. Le n’importe quoi des avions file un coup de main. Petit déj donuts, youpi. Plouf dans la piscine de l’hôtel pour se réveiller, et c’est partchi.
On est allé faire un tour dans le grand centre commercial d’à côté. C’est un mall à l’amerloque, mais tout ouvert, du coup, c’est moins Velizy 2 c’est chouette. On a trouvé un genre de petit market food pour déjeuner où y’avait des pokes. Ça doit se prononcer poky. Des gros bouts de poissons crus marinés dans des trucs super, sur un bol de riz, un bubble tea par dessus le fourbi.
On a pris un trolley bus, c’est tout ouvert, et ça dessert les grands hôtels et Waikiki : destination du jour. Un poil plus de shopping, de repérage de trucs rigolos à ramener. C’est un peu comme toutes les villes à touristes, les boutiques sont toutes les mêmes, mais là, y’a des fleurs, des aloha, des tikis et des tas de tongs. Mais surtout, ce qui compte c’est l’autour. En fait, tout bien réfléchit, c’est pas une blague le paradis d’ici. Les pigeons, c’est pas des pigeons, c’est des colombes, les marronniers, c’est des arbres avec des fleurs à cheveux vivantes, y’a d’autres petites bestioles à plumes avec des têtes rouges, le ciel est merveilleux, et quand il pleut, ça fait brumisateur d’eau qui sèche au vent doux.
De ABC stores en ABC stores (le Franprix touristes qu’on trouve tous les 6 mètres -sans déconner) on est arrivé à la plage. Devant les immeubles gigantesque, de l’autre côté de la route, y’a le Pacifique. La plage est pas gigantesque, mais fiou, c’est beau. L’eau est remplie de mômes qui font du surf. Il y avait même un tout petit, qui devait à peine marcher, des bouées sur les bras, qui faisait du surf avec sa maman, elle le tenait par derrière, amazing.
On a aussi croisé un mini machin, de 8 ans à peine, des cheveux tout délavés qui tombent sur les fesses qui expliquait à des touristes, son longboard sous les pieds, et son surf sous le bras qu’il venait rarement là parce que “You know, I have my spots”.
On s’est baigné (après avoir maladroitement enfilé mon maillot en tâchant de pas monter un bout de néné).
On s’est rebaladé, grand tour, Waikiki en long en large et en ampoules aux pieds.
A 18h30, il y avait un spectacle, avec une contrebasse, un ukulele et une guitare, et des danses de hula. C’était super.
On a quand même tenté de demander aux personnes qu’on croisait avec des ukes sous le coude si y’avait des rencontres, des endroits où jouer ou voir des gens, même dans une boutique de ukes, personne ne sait vraiment. On verra demain.
On a marché encore, hésité mille ans avant de trouver quoi manger, et on a rampé jusqu’a l’hôtel en geignant de bonheur, mais en geignant quand même. Budget pansement so far : 9 dollars.





























